ETA, Organisation Socialiste Révolutionnaire Basque pour la Libération Nationale, veut faire connaître au peuple basque les réflexions et les décisions suivantes, qui tiennent compte des événements qui ont eu lieu au Pays Basque en août et en septembre.

      Sur l'attaque fasciste du PP et du PSOE

      Le PP et le PSOE, avec l'aide d'autres partis et du gouvernement espagnol, ont commencé le processus d'illégalisation de Batasuna. ETA a fait savoir dans son communiqué d'août qu'elle prendrait des mesures contre les partis qui voteraient en faveur de ce processus. Après avoir analysé ce qui est arrivé, ETA a decidé:À partir de maintenant, les sièges des partis fascistes PP et PSOE sont des objectifs militaires de l'organisation Euskadi Ta Askatasuna. Par conséquent, nous lançons un appel aux citoyens pour qu'ils prennent, en ce qui concerne ces sièges, les mêmes mesures de protection et de sécurité que pour toute autre institution militaire, c'est à dire en s'éloignant d'elles.Également, nous considérons illégitime l'activité des partis fascistes PP et PSOE au Pays Basque, et assumons la responsabilité de prendre des mesures ponctuelles en relation avec toute activité de ces partis. En conséquence, nous lançons un avertissement aux citoyens qui ont l'intention de prendre part aux activités de ces partis.

      Sur les événements de Bilbo

      Le 14 septembre les rues de Bilbo ont montré au Pays Basque et au monde entier la réalité : la force armée de la police s'attaquant aux citoyens basques.La dignité et la fermeté montrée par les citoyens basques à tous les dirigeants de l'Espagne, aux politicards et fonctionnaires du gouvernement de la CAV (Communauté autonome basque) et au monde entier, face aux ertzain (police autonome basque) sous commandement espagnol, a été une fenêtre grande ouverte sur l'espoir. Là, nous avons compris clairement que la lutte pour l'obtention de tous nos droits, droits qui nous ont été enlevés, refusés, piétinés sera dure, mais qu'elle sera aussi une belle lutte. Nous voulons encourager tous les citoyens à avancer sur ce chemin.Comme dans les temps les plus obscurs du pacte d'Ajuria Enea, le PNV, EA et IU, se sont placés en tête de l'agression fasciste contre la gauche abertzale et le Pays Basque. C'est le prix à payer pour pouvoir maintenir entre leurs mains, coûte qui coûte, la gestion du statut putréfié de la Moncloa. C'est le prix que les citoyens basques doivent payer, non les dirigeants du PNV, puisque, comme toujours, ces derniers seront récompensés par l'État.Ce qui s'est passé à Bilbo a été quelque chose qu'on ne peut pas effacer avec des mensonges, avec des cyniques demandes de pardon, et en rendant responsables ceux qui ont été massacrés. Les ennemis cagoulés du peuple, avec leurs matraques, leur eau sale et leurs balles en caoutchouc ont entamé le dernier épisode de la mort du statut d'autonomie.

      La conduite de l'Ertzaintza

      La police supposée créée pour protéger le peuple, a attaqué le peuple. Cela a été un "examen" que l'Ertzaintza avait déjà passé précédemment, mais cette fois-ci, elle l'a fait sous le mandat du gouvernement de coalition des partis PNV-EA-IU, des partis qui ont la bouche pleine des mots souveraineté et nationalisme, et elle l'a fait comme faisait la police de Franco. Jusqu'à présent, ETA a maintenu vis à vis de l'Ertzaintza un comportement qui était fonction du comportement de celle-ci. Les faits du 27 août et du 14 septembre démontrent aux yeux de tout le monde, que face à cette nouvelle façon d'agir, il faut réviser cette analyse, et c'est pourquoi nous le faisons savoir. Tandis qu'ETA réfléchie et prend une décision, nous demandons aux policiers de l'Ertzaintza que eux également réfléchissent et pensent à ce qui s'est passé, parce que les événements de ces jours resteront à jamais dans la mémoire du Pays Basque comme un pas en arrière, grave et irréversible. Que tout le monde assume ses responsabilités.

      Actions

      D'autre part, nous assumons la responsabilité des actions suivantes :

      • Le 9 août, l'action contre le tourisme à Santa Pola (Països Catalans), en plaçant un explosif dans la "Grande Plage", près de la discothèque Elcano. L'explosif n'a pas explosé, et bien qu'on ait indiqué dans notre communiqué où était situé l'explosif avec avec précision, les dirigeants espagnols n'ont rien fait. Finalement, après un deuxième avis, ils ont trouvé l'explosif le 12 août.
      • Le 12 août, en Abadiño, action d'approvisionnement dans l'usine "Recambios Lizundia", d'une part d'une machine pour faire des plaques d'immatriculation pour automobiles et, d'autre part, de plaques d'immatriculation vierges.
      • Le 26 août, à Tolosa, action avec explosif contre la cour de justice espagnole ; l'explosif n'a pas explosé.
      • Le 31 août, en Bilbo, action avec une voiture pleine d'explosifs contre les forces armées espagnols ; l'explosif n'a pas explosé.
      • Le 11 septembre, sur le chemin de Zierbana à Santurtzi, action avec voiture pleine d'explosifs contre les forces armées espagnols ; l'explosif n'a pas explosé."

      Avertissements

      Finalement, et par rapport aux fausses nouvelles diffusées sur l'action de Santa Pola, ETA veut dire qu'elle rejette absolument cette manipulation qu'elle considère énormément dangereuse et nuisible, et que ce sont les dirigeants espagnols qui sont les seuls responsables de la confusion qui en résulte.Nous voulons aussi faire un sérieux avertissement à ceux qui, utilisant le nom d'ETA, ont commis, dernièrement, des vols ou d'autres actions, ou à ceux qui ont l'intention de le faire, en leur faisant savoir que devant de tels faits, Euskadi Ta Askatasuna prendra les mesures nécessaires.Pays Basque, 27 septembre 2002


      Euskadi Ta Askatasuna reconnaît qu'Hodei Galarraga Irastortza, de Zaldibia, et Egoitz Gurrutxaga Gogortza, d'Orereta sont militants de son organisation. En même temps, nous exprimons publiquement la profonde douleur que nous a causée le décès des deux gudaris morts dans le quartier Basurto de Bilbao le 23 septembre, alors qu' ils allaient effectuer une action armée pour la liberté du Pays Basque. Nous voulons présenter à leurs famille et amis nos condoléances les plus sincères.Nous conserverons dans notre mémoire, pendant tout le temps que durera la lutte pour la liberté du Pays Basque, le souvenir de ces deux compagnons qui nous serviront de modèle dans notre lutte.Le plus beau prix que la lutte peut nous offrir à nous, gudaris basques combattants, n'est autre que cette même lutte pour la défense de notre peuple, et notre espoir est celui d'offrir la victoire pour le futur et au passé. Gora Hodei eta Egoitz !! Agur eta ohore gudariok!!

      Nous assumons comme nôtre l'action, avec usage d'explosifs, effectuée à Leitza le 24 septembre contre la Guardia Civil. Suite à cette action un membre de cette force armée espagnole est mort et quatre autres gardes civils du poste des forces d'occupation à Leitza, (entre autres le sergent du poste), ont été blessés. La Guardia Civil a apporté, pendant des décennies, la torture, la mort et l'oppression à notre peuple. Les forces d'occupation ne connaîtront pas de paix tant qu'elles continueront à occuper notre pays. Qu'ils partent!

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